{"id":367,"date":"2024-06-13T14:49:26","date_gmt":"2024-06-13T14:49:26","guid":{"rendered":"https:\/\/www.ildieldi.fr\/?post_type=spectacle&#038;p=367"},"modified":"2025-11-12T10:43:35","modified_gmt":"2025-11-12T10:43:35","slug":"a-ce-stade-de-la-nuit","status":"publish","type":"spectacle","link":"https:\/\/www.ildieldi.fr\/?spectacle=a-ce-stade-de-la-nuit","title":{"rendered":"\u00c0 ce stade de la nuit"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-medium-font-size wp-block-paragraph\"><strong>Synopsis<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size wp-block-paragraph\">Lampedusa. Une nuit d\u2019octobre, une femme entend \u00e0 la radio ce nom aux r\u00e9sonnances multiples. Il fait rejaillir en elle la figure de Burt Lancaster \u2013 h\u00e9ros du Gu\u00e9pard de Visconti \u2013 puis, comme par ressac, la fin de r\u00e8gne de l\u2019aristocratie sicilienne en \u00e9cho \u00e0 ce drame m\u00e9diterran\u00e9en : le naufrage d\u2019un bateau de migrants. Incarn\u00e9 par Sophie Cattani accompagn\u00e9e par l\u2019artiste exil\u00e9 Peshawa Mahmood qui peint une fresque sous nos yeux, cet intense r\u00e9cit sonde le nom de l\u2019\u00eele de Lampedusa, devenue l\u2019\u00e9picentre d\u2019une trag\u00e9die humaine. Entre m\u00e9ditation nocturne et art po\u00e9tique, une performance o\u00f9 la peinture, la litt\u00e9rature et le cin\u00e9ma se c\u00f4toient.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size wp-block-paragraph\"><strong>L&rsquo;origine du projet <\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Du boa aux Mariages arrang\u00e9s<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size wp-block-paragraph\">Issus des mouvements migratoires, certains des nouveaux arrivants sur le territoire europ\u00e9en sont des artistes. Artistes nous-m\u00eames, nous \u00e9prouvons la n\u00e9cessit\u00e9 depuis 2020 d\u2019aller \u00e0 leur rencontre et de les aider \u00e0 r\u00e9investir leur pratique.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size wp-block-paragraph\">Puisque se rencontrer, c\u2019est se trouver au m\u00eame endroit au m\u00eame moment, nous avons choisi la sc\u00e8ne de th\u00e9\u00e2tre comme espace commun et la cr\u00e9ativit\u00e9 partag\u00e9e comme medium \u00e9mancip\u00e9 des barri\u00e8res de la langue et des origines sociales.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size wp-block-paragraph\">Apprendre \u00e0 se conna\u00eetre en travaillant, et ce faisant, interroger ensemble notre monde en mouvement, en mutation.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size wp-block-paragraph\">Notre premi\u00e8re initiative a \u00e9t\u00e9 de partager un atelier, un lieu de fabrique et d\u2019\u00e9changes \u00e0 Marseille et d\u2019imaginer une plateforme de soutien aux artistes exil\u00e9s: le boa.<br>Apr\u00e8s avoir partag\u00e9 un atelier de pratique pendant plusieurs mois \u00e0 la Friche de la Belle de Mai, nous avons r\u00e9alis\u00e9 que les artistes avaient besoin avant tout d\u2019\u00e9mulation et de rencontres.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size wp-block-paragraph\">Nous avons alors imagin\u00e9 un projet commun, Les Mariages arrang\u00e9s : une s\u00e9rie de cr\u00e9ations impliquant en duo un artiste exil\u00e9 et un artiste implant\u00e9 localement.<br>Avec Les Mariages arrang\u00e9s, nous avons initi\u00e9 un nouveau dialogue, une nouvelle histoire, et esp\u00e9rons que chacun de nous s\u2019en trouvera modifi\u00e9 dans sa pratique artistique.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size wp-block-paragraph\">Les Mariages arrang\u00e9s sont pour nous un moyen concret d\u2019accueillir avec bienveillance et enthousiasme les artistes exil\u00e9s et leur cr\u00e9ativit\u00e9.<br>Il nous devient indispensable d\u2019int\u00e9grer l\u2019accueil de ces nouveaux arrivants \u00e0 notre pratique artistique. Il nous est impossible de la s\u00e9parer d\u2019une d\u00e9marche citoyenne et solidaire. <\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size wp-block-paragraph\">En 2020, le plasticien kurde Mahmood Peshawa et le com\u00e9dien Antoine Oppenheim imaginent une performance, o\u00f9 la peinture en direct entre en r\u00e9sonnance avec les mots de Maylis de Kerangal. La performance a fait l\u2019objet d\u2019un tournage r\u00e9alis\u00e9 par Cyril Meroni dans le studio de la Friche de la Belle de Mai en d\u00e9cembre 2020. La performance a \u00e9t\u00e9 reprise dans le cadre des nuits d\u2019\u00e9t\u00e9 \u00e0 Ch\u00e2teauvallon en juillet 2021.<br>Le projet avait re\u00e7u le soutien du boa, de Manifesta 13 \u2014 R\u00e9gion SUD et de la Friche la Belle de Mai \u00e0 Marseille.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Le projet en 2025<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size wp-block-paragraph\">L\u2019objectif en reprenant le travail est de faire d\u2019une performance (o\u00f9 des extraits du texte \u00e9taient lus) un spectacle coh\u00e9rent et simple o\u00f9 les correspondances entre le texte, qui sera interpr\u00e9t\u00e9 dans son int\u00e9gralit\u00e9 par Sophie Cattani entrera en \u00e9cho avec le travail des images extraites des films, la musique de Pierre Aviat et la peinture live de Mahmood Peshawa qui r\u00e9alisera une fresque nouvelle \u00e0 chaque repr\u00e9sentation.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size wp-block-paragraph\">Notre volont\u00e9 est de cr\u00e9er sans pathos une forme dense et pr\u00e9cise d\u2019environ une heure, une sorte de chambre d\u2019\u00e9cho douce et am\u00e8re qui interroge notre sentiment d\u2019impuissance sans cesse renouvel\u00e9 face aux vagues migratoires constantes.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size wp-block-paragraph\">Le 3 octobre 2013, plusieurs centaines de r\u00e9fugi\u00e9.es se noient au large de cette \u00eele m\u00e9diterran\u00e9enne : lorsque l\u2019autrice entend, \u00e0 la radio, cette nouvelle, le nom m\u00eame de Lampedusa l\u2019entra\u00eene imm\u00e9diatement dans un parcours entre plusieurs textes, ou plut\u00f4t entre plusieurs images. Lampedusa, c\u2019est d\u2019abord le nom de Giuseppe Tomasi di Lampedusa, l\u2019auteur du <em>Gu\u00e9pard<\/em>, <em>Il Gattopardo<\/em>, paru en 1958 \u00e0 titre posthume. Ce grand roman est \u00e0 l\u2019origine d\u2019un immense film, r\u00e9alis\u00e9 par Luchino<br>Visconti en 1963. Cette homonymie entre le nom de l&rsquo;\u00e9crivain et celui du lieu du drame, la premi\u00e8re image est le visage de Burt Lancaster, qui interpr\u00e8te \u00e0 l\u2019\u00e9cran le prince Salina, h\u00e9ros du roman.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-left has-small-font-size wp-block-paragraph\">La le\u00e7on du <em>Gu\u00e9pard<\/em> tient en grande partie \u00e0 cette formule incroyablement cynique, prononc\u00e9e par le jeune Tancr\u00e8de (jou\u00e9 par Alain Delon dans le film de Visconti) : \u00ab il faut que tout change pour que rien ne change \u00bb pour d\u00e9signer la fa\u00e7on dont les \u00e9lites savent tout bouleverser sans jamais remettre en question leur sup\u00e9riorit\u00e9 sociale. Si c\u2019est ce film qui vient spontan\u00e9ment \u00e0 l\u2019esprit de l\u2019autrice lorsqu\u2019elle est confront\u00e9e \u00e0 la crise des migrant.es, n\u2019est-ce pas aussi parce qu\u2019elle a conscience que cette crise, comme les autres, risque fort de ne rien changer ?<br><\/p>\n","protected":false},"featured_media":0,"template":"","class_list":["post-367","spectacle","type-spectacle","status-publish","hentry"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.ildieldi.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/spectacles\/367","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.ildieldi.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/spectacles"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.ildieldi.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/spectacle"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.ildieldi.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=367"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}